La satisfaction de pouvoir communiquer, même imparfaitement, avec son cheval, dans un espace qui lui permettrait pourtant de vous envoyer balader ou de vous faire courir.
jeudi 2 juin 2011
jeudi 3 mars 2011
Chevaux pieds nus
Ca y est ! Après des hésitations, des lectures nombreuses, des retours d'expériences... j'ai commencé le parage pieds nus de mes trois chevaux.
Aristide, aucun problème aux premiers pas. Il semble tout à fait à l'aise dans ses nouveaux petits pieds.
Montana, sensible mais se déplace bien.
Jules, beaucoup plus sensible, hésite avant chaque pas.
Mais je suis prête à être patiente quand je vois les conséquences du parage sur les pieds de mes chevaux. Nous voilà donc partis pour l'aventure !
Aristide, aucun problème aux premiers pas. Il semble tout à fait à l'aise dans ses nouveaux petits pieds.
Montana, sensible mais se déplace bien.
Jules, beaucoup plus sensible, hésite avant chaque pas.
Mais je suis prête à être patiente quand je vois les conséquences du parage sur les pieds de mes chevaux. Nous voilà donc partis pour l'aventure !
dimanche 9 janvier 2011
Selle Grand Prix
Voici enfin la selle qui convient à Jules. Ce fut long, mais je crois que nous tenons la bonne cette fois-ci !
jeudi 6 janvier 2011
A VENDRE - Selle Wintec 2000 Pro Cair
Après avoir utilisé tant bien que mal la seule selle qui voulait bien tenir sur le dos de mon cheval, j'ai enfin trouvé la selle qui semble lui convenir, et c'est quand même mieux !
Je vends donc ma selle Wintec mixte, nue mais accompagnée de trois arçons interchangeables (médium, large et extra-large).
Seule égratignure : une griffure sur le siège.
450€
Je vends donc ma selle Wintec mixte, nue mais accompagnée de trois arçons interchangeables (médium, large et extra-large).
Seule égratignure : une griffure sur le siège.
450€
samedi 11 décembre 2010
jeudi 9 décembre 2010
mardi 30 novembre 2010
Article du 30 novembre 2010, sur chevalmag.com, http://www.chevalmag.com/chevalmag/Actualites/Divers/Affronter-l-hiver
Le pays se couvre de neige et les températures sont glaciales. Voici quelques conseils pour que votre compagnon passe l'hiver sans trop souffrir du froid.
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| Aristide tout trempé et gelé ! |
En hiver, boire suffisamment est probablement l'élément le plus important pour sa santé, même en l'absence de travail. Avec le froid, les chevaux ont en effet un penchant naturel à moins s'hydrater et donc tout doit être fait pour briser cette tendance. Les chevaux peuvent boire de l'eau plus froide que nous, idéalement comprise en 5 et 10°C. Au pré, il faut casser la glace de leur abreuvoir deux fois par jour. Mettez un objet flottant, un ballon par exemple, qui empêchera la glace de prendre complètement.Avec le froid votre cheval développe naturellement son poil d'hiver. S'il n'est pas tondu, votre cheval peut rester sans couverture en extérieur. Dans le cas contraire, une bonne couverture est un élément essentiel pour le garder au chaud et au sec. Le grand luxe, c'est de superposer les matières. Dans l'ordre une couverture en coton qui va éponger la sueur, ou mieux en polycoton qui va laisser passer la sueur. Ensuite une couverture de laine qui maintient la chaleur et enfin une couverture d'écurie qui protège des intempéries.Pour les chevaux au pré, n'insistez pas trop sur le grooming, car en frottant trop, vous enlever aussi le sébum, la matière grasse naturelle qui recouvre la peau de votre cheval. Cela peut provoquer à terme l'apparition d'infections et de blessures. Contentez vous de retirer la boue sous le ventre et de panser au niveau de la selle et de la tête.Surveillez quotidiennement les pieds et les crevasses au niveau du pli du paturon. De manière préventive, vous pouvez appliquer un corps gras sur les paturons.Vérifiez que votre cheval dispose bien d'un abri efficace contre le vent, l'absence de feuillage réduisant l'efficacité de la protection naturelle des branchages.A travail égal, ne réduisez pas la ration de foin. L'hiver, la valeur nutritionnelle de l'herbe est en effet très réduite. Répartissez les rations au long de la journée plutôt que de tout donner d'un coup afin d'étaler au mieux la prise d'énergie.Débuter votre séance de travail avec des exercices d'échauffements plus longs qu'à l'accoutumé, le temps que ses muscles s'assouplissent. De même, en fin de travail, réduisez progressivement l'effort afin d'écarter tout risque de crampe. Si à cause du froid son programme de travail doit être réduit, faite de même avec sa ration sous peine de voir survenir des coliques.N'oubliez pas de répandre un peu de fumier ou de sable sur les endroits glissants autour de l'écurie. C'est sans doute la meilleure manière pour que vous et votre cheval ne finissiez pas les quatre fers en l'air…
Ph. D.R.
samedi 13 novembre 2010
Les animaux ont-ils des droits ?
Article du 15 juillet 2010 repris intégralement depuis le site du Monde.fr.
Forence Burgat et Jean-Pierre Marguénaud sont respectivement rédactrice en chef et directeur de la Revue semestrielle de droit animalier."Les animaux ont-ils des droits ? Cette question, communément moquée et balayée d'un revers de main il y a peu, fait aujourd'hui partie des interrogations recevables, comme l'a montré récemment le 21e forum "Le Monde – Le Mans" intitulé "Qui sont les animaux ?".
Qu'est-ce qui justifie que l'on fasse souffrir, de manière routinière, industrielle, et dans des proportions jamais atteintes, des milliards d'animaux terrestres et marins pour des bénéfices dont la légitimité et l'utilité sont au moins discutables ? Si l'on pense que les animaux n'ont pas de droits et qu'ils n'ont, somme toute, que ce qu'ils méritent, il faut s'en expliquer.
Un grand pas vers l'explication est franchi lorsque beaucoup se sentent contraints d'étayer une position qui semblait jusque-là acquise, inébranlable, pour ne pas dire irréprochable : après tout, ce ne sont que des bêtes ; d'où il faut entendre que quand on agit contre l'intérêt des bêtes, on ne fait rien de vraiment mal, rien de vraiment grave. De cela, nous ne sommes peut-être pas absolument persuadés en notre âme et conscience, mais la collectivité ayant entériné les pratiques cruelles et massives contre les animaux, tout se passe comme si nous nous sentions individuellement justifiés d'en profiter, et donc innocents.
Ce trouble que chacun ressent en songeant aux souffrances infligées aux animaux a du reste entraîné depuis longtemps ses premières conséquences juridiques sur le continent européen : en Angleterre par le Martin's Act, dès 1822, en France par la loi Grammont de 1850 punissant les mauvais traitements commis publiquement envers les animaux domestiques. Ces premiers pas étaient cependant bien timides, car la condition de publicité des actes commis tendait à protéger davantage la sensibilité des hommes auxquels le spectacle en était imposé que celle des animaux qui les subissaient. Sans doute la condition de publicité tombera-t-elle par le décret du 7 septembre 1959 pour les mauvais traitements et ne sera-t-elle pas reprise par le loi du 19 novembre 1963 qui institua le délit d'actes de cruauté. Cependant, aux côtés des souffrances inutilement infligées, c'est-à-dire non nécessitées par la finalité d'usages la plupart du temps générateurs de souffrance, il faut désormais songer à ces violences qui sont imputables au système d'exploitation.
Si la cruauté contre les animaux n'a pas d'âge, quelque chose s'est emballé. Dans le même temps, l'invisibilité de la souffrance animale se fissure, l'évidence selon laquelle les bêtes ne sont bonnes qu'à être tuées semble, pour peu qu'on y réfléchisse, douteuse. Derrière le "produit" se profile parfois quelque chose que nous n'aimons pas voir. La torsion que subit le statut juridique des animaux traduit ce malaise. Le législateur européen prend des mesures de plus en plus nombreuses pour "protéger" les animaux et veiller à leur "bien-être", y compris et surtout au moment le plus paradoxal où on les mutile et où on les tue. La prédilection des législateurs pour un mot aussi fort que le "bien-être", visant à faire face à des situations où sa prise en compte confine à l'absurdité, reflète probablement pour une part le malaise inhérent à la justification implicite d'activités animalicides.
La proposition de règlement du Conseil du 18 septembre 2008 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort en appelle d'ailleurs à la "prise en compte du bien-être des animaux" tout en enjoignant les exploitants "d'épargner au maximum la douleur, la détresse ou la souffrance aux animaux destinés à l'abattage". On découvrira une nouvelle dimension du paradoxe dans la Directive 93/119/CE du Conseil du 22 décembre 1993 sur la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort qui mentionne dans l'un de ses alinéas qu'il "est interdit d'assener des coups ou d'exercer des pressions aux endroits particulièrement sensibles. Il est en particulier interdit d'écraser, de tordre, voire de casser la queue des animaux ou de les saisir par les yeux. Les coups appliqués sans ménagement, notamment les coups de pied, sont interdits". Faut-il que ces actes fussent répandus pour qu'il ait été nécessaire de les noter aussi explicitement dans une directive !
LA PERSONNALITÉ JURIDIQUE
Alors que certains scientifiques s'en remettrent au concept mécaniste de nociception, que d'autres admettent l'existence de douleurs "seulement physiques", le législateur européen, quant à lui, reconnaît aux animaux cette évidence, à savoir la capacité à souffrir, à être le sujet de leur douleur et à ressentir la souffrance psychique qu'est la détresse. En vérité, tout le monde sait cela. Pourtant, les animaux sont très exactement traités comme des matières premières dont les règles de transformation sont soigneusement décrites. Comment peut-on tranquillement reconnaître en même temps que les animaux sont profondément affectés par ce qui leur est fait, et en affirmer le caractère licite ? La légitimité de ces pratiques n'est-elle pas mise en question au cœur de leur réglementation ?
S'il est vrai que les animaux demeurent versés du côté des biens, et à ce titre appropriables, ils bénéficient depuis le décret de 1959, la loi de 1963 (précités), la loi du 10 juillet 1976 – dont l'article 9 proclame que "Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce" – et le Code pénal entré en vigueur en 1994, d'une protection contre leur propriétaire lui-même. Désormais, le droit ne laisse plus le propriétaire disposer de sa chose comme bon lui semble lorsque cette chose est un animal. D'ailleurs cette prise en compte de l'intérêt propre de l'animal, être vivant et sensible, n'exprime-t-elle pas une forte résistance à sa classification dans la catégorie des choses ?
Une ligne se dégage alors pour comprendre les raisons d'octroyer des droits aux animaux, par-delà les devoirs de l'homme à les utiliser le moins cruellement possible. A ceux qui considèrent que les avancées législatives en matière de protection des animaux, et plus encore l'idée de leur reconnaître des droits, comme une insulte à la misère humaine, il faut répondre que la misère humaine résulte de l'exploitation ou de l'indifférence à la souffrance des plus faibles et que c'est au contraire l'insulter, sinon la légitimer, que de prôner l'indifférence farouche à l'égard de la souffrance d'autres êtres plus faibles encore et qui ne peuvent jamais consentir. Il faut leur répondre que, dans la mesure où il ne suffit pas de rester indifférent à la souffrance des animaux pour soulager la misère humaine, la protection des animaux et celle des plus faibles des hommes relève du même et noble combat du Droit pour aider ceux à qui il peut être fait du mal, beaucoup de mal. Considérer les animaux comme des choses, c'est les maintenir dans la catégorie où on les avait enfermés à l'époque où la négation de leur sensibilité permettait de les exploiter pleinement.
Nous estimons au contraire que tant sur le plan éthique que sur le plan juridique, dans le prolongement des idées avancées par René Demogue il y a plus d'un siècle, il est inacceptable de continuer à considérer les animaux comme des choses. On peut, certes, améliorer le sort des animaux sans leur accorder la personnalité juridique, et des progrès ont été accomplis en ce sens aussi bien en droit français qu'européen. Il semble cependant difficile de faire véritablement ressortir l'utilité de règles protectrices toujours plus nombreuses sans accorder aux animaux un statut qui leur reconnaisse la personnalité juridique et leur attribue techniquement des droits. De toute façon, dans ce domaine comme dans tout autre, les améliorations concrètes dépendent de l'interprétation des textes par le juge. Or, il ne fait guère de doute que les mêmes règles également protectrices ne seront pas interprétées dans un sens aussi favorable aux animaux dans un Etat continuant à les considérer comme des choses, toujours un peu viles, que dans un Etat les ayant déjà admis dans la catégorie des personnes titulaires de droits".
Florence Burgat est directeur de recherche en philosophie, INRA, université de Paris-I.
Jean-Pierre Marguénaud est professeur de droit privé, faculté de droit et de sciences économiques de Limoges (OMIJ).
mercredi 29 septembre 2010
Après plusieurs semaines d'absence, à profiter de mes trois loulous, je n'ai pas vu le temps passer. Il faut dire qu'ils l'occupent bien, le temps !
Entre maréchal qui ne vient pas, perte de fers, recherche d'un nouveau maréchal, séances d'ostéopathie, travail à pied, monté... Pas vraiment de temps pour résumer tout ce qui se passe dans notre joli pré.
Première vraie sortie du pré pour Montana et petite balade d'une heure en compagnie de Tyson. Plutôt satisfaisant. Ça reste une pur-sang, mais visiblement contente de sortir, malgré la peur du monde...
Juste avant de partir
Toujours pour Jules, tentative de pieds nus puisque le maréchal ne donne pas signe de vie et que mon loulou n'a plus de fers sur les sabots. Une idée qui me trotte dans la tête depuis un moment : mettre mes chevaux pieds nus. Mais le test n'a pas été très encourageant, Jules avait tellement mal aux pieds qu'il ne bougeait plus. D'après le maréchal (traditionnel), il ne pourra sans doute jamais marcher sans fers. En attendant, on le referre des antérieurs pour cette année puisque l'on commence les cours en club tous les deux pour essayer de régler quelques petits soucis, malheureusement normaux chez un ancien cheval de course.
Les pieds de Jules après un joli parage en attendant le maréchal et en espérant qu'il supporte de marcher sans fers...
Après le referrage des antérieurs par notre nouveau maréchal.
Premier cours particulier en club quelques jours après. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à la vue de plein de chevaux, d'une grande carrière, de nouveaux espaces... Jules était loin d'être calme ! Mais il a bien bossé. Reste encore beaucoup, beaucoup à faire...
Sortie très pony-games avec Aristide, qui a montré à Indien comment ça marche la vie !
On n'arrivait plus à le faire descendre de son socle tellement il était fier !
Séances ostéopathe pour tout le monde... du boulot. C'est ça de récupérer des chevaux de boucherie ! Mais ça pourrait être bien pire, donc je ne me plains pas trop.
Jules : suros au postérieur gauche, arthrose aux postérieurs, lombalgie.
Montana Rosa : ancienne grosse déchirure, voire fracture, à la base de l'encolure ce qui limite un peu sa flexion à droite, lombalgie, cervicales coincées.
Aristide : tendons des antérieurs un peu enflammés, arthrose au garrot suite à un vieil abcès mal soigné à l'époque où il était en club et sortait en concours.
Mais tous sont quand même en état de marche !
D'ailleurs, dans l'ensemble ils profitent bien de leur nouvelle vie. Ils ne voient d'ailleurs pas bien pourquoi ils en changeraient maintenant.
Prêts donc pour la rentrée !
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